MERCEDES-BENZ ACADEMY

Mercedes-Benz Cars : faire rimer révolution électrique et emploi

Mercedes-Benz Cars : Révolution électrique et emploi

 

À l’heure où certains annoncent les effets désastreux sur l’emploi en Europe de l’augmentation des ventes de véhicules électriques, Mercedes-Benz préfère y voir une transition. Ainsi, le Groupe Daimler investit d’ores et déjà pour l’accompagner et l’inscrire dans une perspective durable de son appareil de production et de commercialisation.

Qu’il s’agisse de celle commandée par les syndicats et l’industrie automobile allemands ; celle de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) ; celle de l’Observatoire de la Métallurgie et de la filière automobile française, les différentes études publiées en 2018 quant à l’impact de la voiture électrique sur les emplois du secteur révèlent la même inquiétude.

La voiture électrique est plus simple à produire qu’un modèle thermique. Selon ces rapports, sa production de masse imposerait une baisse globale des effectifs sur les chaînes de production pouvant atteindre 25% dans certains cas. En parallèle, un véhicule électrique est moins gourmand en pièces détachées. Cette réalité supposerait pour les équipementiers européens une perte de 38% de la production détenue et de 17% pour les constructeurs automobiles.

 

Des projections à tempérer

À l’ACEA de rappeler que 13,3 millions d’Européens travaillent directement ou indirectement pour le secteur automobile, soit 6,1% de la population active. En Allemagne, on compte actuellement 210 000 emplois chez les constructeurs et les motoristes, 126 000 en France. Et quand les premiers évoquent les conséquences négatives du passage au tout électrique durant les dix prochaines années, d’autres nuancent et parlent de prévisions surestimées.

En France, ces derniers s’appuient sur l’état actuel des ventes d’automobiles électriques, représentant 1% des ventes globales. Ils soulignent également les contraintes liées à l’autonomie, au coût et au recyclage des batteries des modèles électriques. Au même moment, dans l’Hexagone et en Allemagne, le succès commercial des véhicules hybrides rechargeables laissent entrevoir des perspectives plus radieuses, tant pour l’utilisateur que pour la force de production.

 

Emplois : le temps de la métamorphose

La voiture électrique pourrait donc favoriser l’emploi à condition que toute la filière automobile et les gouvernements travaillent de concert pour anticiper, accompagner et concrétiser les mutations qu’elle suggère. Investissements conséquents en R&D, intensification de la formation initiale et continue des collaborateurs pour faciliter notamment leur reconversion, application de politiques de la demande : la stratégie est plurielle.

Mercedes-Benz Cars montre l’exemple dans ce sens. Daimler a ainsi annoncé un investissement de 500 millions d’euros en mai 2018 dans son usine Smart située à Hambach en Moselle, pour la production d’un modèle compact entièrement électrique. D’autres sites en Allemagne, aux États-Unis et en Chine suivront le même exemple. En parallèle, le géant allemand prévoit d’investir 10 milliards d’euros dans l’électrification de sa flotte. Enfin, Mercedes-Benz va commercialiser plus de dix modèles à propulsion électrique d’ici à 2022. De quoi assurer la réussite de cette métamorphose globale du secteur et des métiers, y compris dans les concessions de la marque à l’étoile.